C'est déjà la fin de l'école!
Jardin Tutuli, notre petit paradis 🏡✨🌵
Jean-Bosco et Gabriel sur un des Pino
7e et dernier transfert des vélos en carton.
Remonter un Pino sous 35°, tout un métier!
Les vélos montés: prêts pour le grand départ!

C’est l’une des questions qui revient le plus souvent sur notre voyage : comment allez-vous faire avec les vélos ? 🤷‍♂️

Beaucoup imaginent spontanément qu’on achète les vélos directement sur place en arrivant. C’est pourtant tout l’inverse du conseil donné par la majorité des cyclovoyageurs ! 🗺️ En arrivant dans un nouveau pays, il y a déjà tellement à gérer pour s’adapter. Si en plus il faut trouver chaussure à son pied côté montures, c’est le parcours du combattant. Rien ne vaut un choix mûrement réfléchi… et surtout, des vélos bien testés avant le grand saut ! 🎯

C’est exactement ce que nous avons fait pour nos 5 vélos 🚲 :

  • 🚴‍♂️ 2 Pino Hase (les tandems parents-enfants),
  • 🚲 3 vélos classiques,
  • ✨ Tous « musculaires » (une précision devenue indispensable aujourd’hui ! 😉).

Achetés au cours des quatre mois précédant notre départ — et même dans les deux derniers mois pour quatre d’entre eux ! — nous les avions heureusement rodés lors d’un aller-retour de 4 jours vers Roanne, 15 jours avant de décoller. 🎒

📦 1. Le grand démontage

Cette étape clé s’est déroulée à Paray-le-Monial, quelques jours avant le départ. L’enjeu était double :

  1. Faire tout tenir dans des cartons aux dimensions strictes imposées par la compagnie aérienne Iberia.
  2. S’assurer de pouvoir tout remonter une fois arrivés au Mexique ! 🇲🇽

Un grand merci à JM Cycles, notre vélociste à Paray ! 👏 Il nous a généreusement mis de côté les cartons dans lesquels il reçoit ses vélos neufs (qu’il a fallu recouper, car ils étaient trop longs pour la soute).

Puis est venu le moment du démontage : photos, vidéos sous tous les angles, petits sachets hermétiques annotés pour ne perdre aucun tornillo (vis) précieux… Un vrai travail d’ingénieur IKEA ! 🧩

Les deux tandems Pino représentaient le gros du morceau, car il s’agit littéralement de couper le cadre en deux ✂️. Heureusement, Augustin, prof d’EPS, est venu nous prêter main-forte pour le premier. Comme quoi dans le sport, le muscle et la pédagogie ne suffisent pas : il faut aussi savoir se mettre les mains dans le cambouis ! 🛠️

Après des kilomètres de papier à bulles pour protéger nos montures des aléas de la manutention aéroportuaire ✈️, les vélos étaient empaquetés.

🚚 2. La vie en carton

À partir du 17 août, nos vélos ont entamé une longue période d’hibernation de près de deux mois dans leurs cartons (renforcés au gros scotch et au film plastique contre la pluie). 🌧️

Ils ont traversé un sacré périple :

  • 📍 Paray-le-Monial ➡️ Genève 🇨🇭
  • ✈️ Genève ➡️ Madrid 🇪🇸 ➡️ Mexico 🇲🇽
  • 🚌 Paroisse française de Mexico ➡️ Terminal ADO ➡️ Oaxaca (Jardin Tutuli à Santa María del Tule)
  • 🚌 Terminal de Oaxaca ➡️ Mérida (après plus de 1 100 km de bus !) 🌵
  • 🏠 Et enfin… chez nos hôtes Bertrand et Anne-Marie à Mérida !

🛠️ 3. Le remontage à Mérida

C’était l’étape cruciale avant le vrai grand départ sur les routes. Pour réussir ce puzzle géant, il nous fallait trois ingrédients : un cadre favorable, du temps et de la compétence. La Providence a été généreuse, elle nous a offert les trois ! ✨

🏡 Un cocon français au Yucatán

Bertrand et Anne-Marie nous ont accueillis à bras ouverts pendant 4 jours. Ce couple de Français (installé à Mérida depuis 3 ans avec leurs 5 enfants) cochait toutes les cases :

  • 🧠 Une excellente connaissance du territoire.
  • 🏠 Une vraie maison pour dormir « en dur » — un luxe inestimable après 22 heures de bus éprouvantes !
  • ❄️ Un havre de fraîcheur face à la chaleur lourde du Yucatán (qui tranche franchement avec les 1 500 m d’altitude de Oaxaca où nous venions de passer un mois).
  • 🍲 Et surtout, une hospitalité digne de bons grands-parents français (avec une touche bretonne !) : lasagnes, gâteau au chocolat, petite piscine dans la cour pour rafraîchir les enfants, et même une belle action au Comedor San Vicente de Paul où Anne-Marie est bénévole. ❤️

👼 Les anges gardiens de la mécanique

Pour monter nos vélos à l’abri du soleil et de la pluie sous l’auvent, deux alliés de choc sont entrés en scène : Roger et Gabriel. 🛠️

Roger, ingénieur civil retraité de confession bouddhiste, est passionné par le développement du cyclotourisme dans le Yucatán. Suite à un simple message sur un groupe WhatsApp de cyclovoyageurs, il nous a spontanément proposé son aide et est venu accompagné de son ami Gabriel.

Au total, ils ont passé 3 x 2 heures avec nous : pour le montage, puis pour caler notre itinéraire, nous donner des conseils de sécurité et leurs meilleures astuces du coin. Un cadeau tombé du ciel ! 🎁

💡 Bilan : la mémoire vive contre la mémoire d’enfant !

Pour la petite histoire, nous avions perdu une partie des photos prises lors du démontage en France. Mais une mémoire d’enfant vaut bien la mémoire vive d’un ordinateur ! 🧠⚡

Moi qui ai plutôt une vision conceptuelle et pour qui la mécanique n’a jamais été le point fort (j’étais d’ailleurs occupé aux travaux de la maison pendant le démontage initial…), j’ai été vraiment édifié par Jean-Bosco (10 ans) ! 👦🌟

Il avait en tête toutes les étapes du montage du Pino. Je l’ai observé avec admiration dialoguer avec nos deux anges gardiens mexicains — en espagnol et avec les mains — parlant technique et réglages avec une aisance incroyable. ✨

Il faut croire qu’en plus du don des langues, il existe un langage universel de la mécanique ! 🔧

Un immense merci à Jean-Bosco et à Alexandra pour avoir relevé ce défi qui, que je dois l’avouer j’appréhendais franchement. 👏

Nous voilà désormais fin prêts pour lancer enfin cette aventure tant attendue sur les routes d’Amérique centrale ! 🛣️🚴‍♀️🚴‍♂️



Mexique

par Olivier