Le projet

Le projet éducatif

  • Le but de l’éducation est de rendre acteur de sa vie

  • L’extraordinaire d’une année off, n’est pas une parenthèse, mais la continuité de l’ordinaire d’un quotidien différent.

  • Les racines profondes permettent de déployer des ailes

  • Être curieux, oser, persévérer, vivre ensemble, se donner sont des vertus nécessaires dans ce projet mais aussi dans toute vie en général.

Le projet pédagogique

  • Permettre à nos enfants de construire des reportages pour d’autres jeunes

  • Des compétence à développer : savoir rencontrer les personnes en profondeur, interviewer en trouvant les questions qui permettent à l’autre de plus exprimer qui il est et ce qui l’anime, filmer en se mettant à la place de celui qui va regarder.

Les parents n’engendrent pas des enfants. Les parents engendrent des adultes en devenir. L’enjeu est donc de les aider à passer d’une posture passive de réception (de l’éducation, des leçons, des consignes… ) à une posture d’ACTEURS. Être acteur de sa vie plutôt que de la subir. Voilà les principales vertus qui nous ont paru les plus importantes pour les aider à devenir acteurs. Elles ont guidé notre éducation du quotidien et cette année à vélo:

  1. ETRE CURIEUX: Notre cœur et notre esprit sont faits pour l’infini. C’est la soif de découvrir le monde, l’autre et nous-même qui nous met en marche. Cette qualité naturelle chez l’enfant est à déployer chez l’adulte.

Dans cette aventure: La découverte de nouvelles cultures, les rencontres imprévues et les projets découverts seront l’occasion de s’intéresser, questionner, comprendre.

  1. OSER: Oser est un dépassement de soi-même, le choix de l’espérance. Cela procure une joie profonde et nous donne une plus grande confiance en nous et en l’être humain. Oser nécessite de sortir de sa zone de confort, d’accepter d’être fragile, de ne pas tout maîtriser. Pas simple quand on grandit dans une société qui mise sur le 0 risque, la puissance et le bien-être facile…

Dans cette aventure: se lancer 1 an, être nomade sans savoir où l’on va dormir, oser sourire ou dialoguer sans savoir ce que l’on aura en retour seront l’occasion de dépasser nos peurs.

  1. PERSÉVÉRER : « Les belles performances sont celles qui durent » disait Michelin. Dans un monde qui zappe, il y a un vrai enjeu à savoir s’ancrer dans du temps long. Dépasser la difficulté immédiate pour quelque chose de plus grand, être fidèle aux choix que l’on a posé.

Dans cette aventure : les moments de fatigue, de ras-le-bol ou de doute ne manqueront pas.

  1. VIVRE ENSEMBLE : La vie de famille, c’est l’apprentissage de la vie en collectivité, un apprentissage de la vie tout court. Les enfants ne se sont pas choisis les uns les autres. “On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille On choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d’Alger Pour apprendre à marcher ” chantait le Forestier. L’enjeu pour chacun est de consentir à ce don de l’autre pour en faire une bénédiction.

Dans cette aventure : 1 an 24/24 ensemble, c’est une excellente préparation à être sous-marinier ou astronaute!

  1. SE DONNER: Il est bon et nécessaire de savoir recevoir. Il est bon et nécessaire aussi de donner, de savoir se donner. Car donner procure de la joie pour celui qui reçoit comme celui qui donne. Le jeune comme l’adulte ne se réalise que dans le don sincère de lui-même.

Dans cette aventure : nous allons beaucoup recevoir (temps, hébergement, bon plans,…); nous n’aurons d’autre chose à donner que nous-même: notre enthousiasme, notre joie, notre bonne volonté, nos services, nos remerciements.

Ces rencontres inspirantes sont un cadeau pour nos enfants. Le but est qu’ils puissent à leur tour en faire cadeau à d’autres jeunes.
Par ailleurs, le digital est un très bon serviteur, mais un très mauvais maître. Il y a un enjeu fort d’éducation numérique: ne pas le fuir, savoir le laisser à sa juste place.

Ci-dessous quelques compétences qui seront à développer pour arriver à ce but:

  1. Rencontrer: il est parfois plus facile de continuer son chemin sans regarder les autres, de rester chez soi, de résoudre ses problèmes tout seul au lieu de demander de l’aide… Nous souhaitons avoir un cœur complètement disposé à la rencontre. Bien sûr nous rencontrerons des personnes au fil de notre itinéraire, d’autres voyageurs, des locaux, mais nous voulons que certaines rencontres soient plus programmées. Nous avons envie d’aller à la rencontre de familles inspirantes qui rendent concrètement le monde meilleur. Nous voulons montrer à nos enfants que l’on peut agir pour faire le bien autour de nous, au lieu de constater le mal.
  2. Interviewer: Nous aurons contacté toutes ces personnes en amont du voyage et nous prendrons rendez vous avec elles (autant que faire se peut avec ce type de voyage!) Les enfants prépareront les questions, en apprentis journalistes. Ce sera un vrai travail qui leur permettra de développer leur expression orale et écrite, ainsi que leur intelligence sociale car il faudra qu’ils se mettent d’accord sur les questions, et qu’ils les posent à leur interlocuteur ou interlocutrice avec curiosité et aisance.
  3. Filmer: les enfants aiment tellement piquer nos téléphones pour faire des photos ou filmer des petits moments du quotidien que cette partie leur plaira beaucoup. Il y aura des contraintes en plus cependant: demander l’autorisation à la personne ou à la famille, faire attention au cadre, à la lumière, ne pas bouger brusquement… ce sera l’occasion de découvrir ce monde de la caméra.

Prendre un téléphone et filmer est à la portée de tous. La spontanéité donne une certaine fraîcheur, des captures improbables.
Mais le beau, lui se travaille. Comme le musicien fait et refait ses gammes pour les intégrer complètement, comme le peintre affine son geste en le répétant inlassablement, le photographe et le vidéaste doivent eux aussi travailler pour maîtriser les bases de son art: mieux percevoir le réel, les jeux de lumière, les angles, les perspectives. Mieux capter les sons, les intonations, jouer sur les fonds musicaux. Mieux maîtriser l’outil pour qu’il soit le prolongement de la main: l’appareil lui-même, ses règlages, le logiciel de montage, …

C’est là un des objectifs de projet: ouvrir les portes d’un domaine riche qui ouvre vers la découverte de l’autre et du monde.

On The Green Road est une association créée il y a plus de 10 ans par Syméon revenu d’une aventure initiatique pour aider  les « voyageurs à impact positif » à monter en compétence sur les triptyque « vélo, asso, video« . Loïc Terrier est photographe et vidéaste professionnel qui aime chercher les intentions profondes. On doit beaucoup à l’un et l’autre pour notre montée en compétence (encore en cours).

Le carnet de rencontres

Inspiration

L’inspiration (inspiratio = souffle) est l’entrée de l’air dans les poumons. Mais c’est aussi un mouvement intérieur, une impulsion qui porte à agir avec enthousiasme, un souffle créateur qui anime le travailleur (def. Larousse). Dans les deux cas, il s’agit de recevoir un air rafraîchissant, tonifiant, qui invite à d’aller de l’avant, à entreprendre. 

C’est tout le but de ces rencontres! Nous nous mettons donc à l’écoute de ces géants inconnus, de ces héros du quotidien. Ils ne cherchent pas à résoudre les problèmes du monde entier; ils agissent là où la Vie les a plantés. Les enfants vont chercher à mieux comprendre ce qu’ils font (Quoi?), mais surtout ce qu’il les fait vibrer, les mets en action (Pourquoi ou Pour quoi?)

Sur les épaules de géants