Le carnet de voyage

Légende de la carte

  • Étape prévue

  • Étape réalisée

  • Interview

Le projet

Pourquoi partir ?

Partir pour fuir le quotidien, ses difficultés, sa logistique?
Se faire des souvenir inoubliables mais qui nous rendent à jamais nostalgiques d’un âge d’or révolu?

Non. Cette année ne doit pas être une parenthèse. Mais un tremplin.
Car l’enjeu est de savoir habiter son quotidien, être créatif pour réinventer ses routines, être attentif pour débusquer l’imprévu au milieu d’une journée en apparence banale, mettre de la joie et de l’amour dans nos gestes les plus simples. Cette année sera donc un entraînement à cela.

Nous avons tous besoin de partir. Mais pas tous de cette manière là.
Nous avons tous besoin de partir vers nous-même, de changer notre regard sur le temps, les choses, les gens … Il y a mille manières de partir. C’est parfois nous qui allons au devant de la Vie. C’est parfois la Vie qui va au devant de nous.

  • CONSTRUIRE un gros projet à 2: nous passons nos journées séparés à travailler sur des choses différentes. Quelle belle aventure de pouvoir construire quelque chose ensemble, confronter nos façons différentes de voir les choses et de travailler, mettre nos idées en commun, chercher ensemble, et surtout passer du temps à parler pour que nos 2 projets n’en fasse plus qu’un!
  • Passer plus de temps tous ENSEMBLE : nous avons l’impression de courir sans cesse après le temps et qu’une fois que la routine est faite (devoirs, bains, repas) il ne reste que peau de chagrin pour des temps de qualité. Nous sommes conscients que nous allons vivre l’extrême inverse, être H24 ensemble! C’est un beau défi aussi, qui permettra à chacun de mieux connaître l’autre.
  • Se DEPASSER : de la même façon qu’un sportif a besoin de faire mieux que son dernier chrono, nous ressentons le besoin de challenge, et la nécessité d’aider nos enfants (et nous!) à prendre goût à l’effort. Grimper la côte sans descendre du vélo, persévérer même quand c’est plat et monotone, mettre une rustine pour la 3ème fois de la journée, sourire sous la pluie qui ne manquera pas de nous mouiller…
  • Découvrir d’AUTRES CULTURES: nous avons très peu voyagé depuis notre mariage et l’arrivée des enfants. Nous souhaitons aller à la rencontre des personnes qui peuplent les pays traversés, découvrir leur histoire et leur quotidien.

L’itinéraire

Partir 1 an, c’est une fois dans une vie, alors on aurait envie de faire le tour de tous les continents! Mais pas possible à vélo… et même si c’était possible physiquement, ce serait faire du survol! Il fallait choisir…et donc renoncer! ):

  • Critère 1: La (relative) stabilité politique et la sécurité sanitaire (l’audace n’est pas la témérité!)
  • Critère 2: Le coût (pour qu’on puisse vivre à 8 pendant 1 an sans y mettre toutes nos économies)
  • Critère 3: Le climat (praticable à vélo/sous tente en été et/ou en hiver) et la géographie (pour le vélo).
  • Critère 4: Conditions qui facilitent la rencontre: Des immenses mégalopoles sont peu propices tout comme les zones de pauvreté extrême.
  • Critère 5: Une langue unique pour plusieurs pays – indispensable si on veut que les enfants soient acteurs des rencontres.

Nos grandes étapes seront faites en fonction de ces personnes inspirantes qu’on aura pu identifier à l’avance (Objectif: 1/mois). On prévoit volontairement un programme pas trop intense pour permettre les rencontres spontanées (et accessoirement de faire les cours par correspondance des enfants).

  • MexicoPanama

  • Environ 5000km

  • 7 pays : Mexique, Belize, Guatemala,  Salvator, Nicaragua, Costa Rica et Panama

Mexique

Belize

Guatemala

El Salvador

Nicaragua

Costa Rica

Panama

Parler espagnol!

Pour vraiment rencontrer et échanger rien de tel que de parler la langue de son interlocuteur. L’anglais global ça aide, les applis de traduction aussi, mais rien ne remplacera la joie et la satisfaction de saisir les nuances, accentuations, mots qui n’existent pas dans notre propre langue. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur KOKORO, une méthode avec laquelle les enfants apprennent aux enfants: en écoutant, répétant, lisant, chantant,… L’autre moyen d’apprendre est l’école ALECRIM de Oaxaca (Mexique): nous passerons le mois de septembre, en attendant la fin de la saison des pluie, à apprendre au milieu d’élèves mexicains avec des petits effectifs et une éducation intégrale.

Notre moyen de transport

Le vélo! C’est clairement le moyen de transport le plus économique, celui qui permet le plus d’aller à la rencontre des personnes et dont la vitesse reste à échelle humaine. Moins c’est plus!

  • Moins d’abondance matérielle: moins de confort, moins de choses possibles à emporter, moins de distance parcourue et donc de pays découverts.
  • Plus d’abondance immatérielle : plus de proximité avec les passants, plus de rencontres, plus de place à l’imprévu, plus de temps de découverte et observation de la nature, plus de sport! Car accessoirement, une année à vélo, cela fait du sport (bon pour les ados… et pour toute la famille!)

Choix de la convivialité et de la participation à l’effort de l’enfant!

Jean-Bosco qui est le fan n°1 est en charge de la rédaction de cet article 🙂

Notre hébergement

Notre tente sera notre coquille d’escargot. On la plantera au gré des recnontres chez ceux qui auront l’audace de nous accueillir.


Des hôtes d’un jour, rencontrés providentiellement. Ou des « frères et soeurs » de la communauté des voyageurs.

Car les passions communes rassemblent. Les galères communes également.

Même s’il y a sans doute autant d’expérience du cyclisme que de cyclistes, on découvre une communauté vivante. Les cyclotouristes au long cours, se retrouvent particulièrement autour des valeurs du sport (effort, dépassement de soi etc.), mais aussi de la découverte (de la nature, de l’autre etc.). Dans des sociétés où la fraternité est parfois difficile à vivre avec son voisin ou son concitoyen, c’est beau à voir! C’est sur cette solidarité que se développent des applis comme WARMSHOWERS. D’autre comme HOMEXCHANGE sont plus larges et regroupent ceux qui (osent!) laisser leur maison à des inconnus.

Sans bouger de Paray-le-Monial, nous avons accueilli des personnes du monde entier.
Après avoir beaucoup reçu, nous allons demander à bénéficier de cet accueil! Sans connaître les propriétaires. A 8. Gratuitement. Incroyable!

Si vous lisez ce texte, c’est que Mahault n’a pas écrit ce paragraphe 🙂 A défaut d’avoir pu être renseigné, j’espère que cela vous aura fait sourire!!

Les aventuriers

Bon, pour être très honnêtes, on n’avait pas trop envie de parler de nous. Vous l’avez compris, ce n’est pas vraiment le sujet. Car le sujet, ce sont les rencontres et donner la parole aux autres! Mais on s’est dit que ça ferait quand même un peu vide s’il n’y avait pas nos trombines.

Elle aura 40 ans au début de l’aventure! Elle aime rencontrer de nouvelles personnes, discuter, chanter et danser. Elle admire la beauté de la nature. Elle est enthousiaste, il lui en faut peu pour être heureuse. Professeur des écoles en  congé parental depuis 2018 , cette année va être l’occasion de remettre à jour ses capacités pédagogiques…

Il aura 40 ans juste avant le départ! Il aime parler des grandes questions de la vie et se demande toujours s’il a fait assez bien! Il entre très facilement en relation et cela va bien lui servir pendant le voyage. Il travaille depuis 12 ans au Cèdre, Groupement d’achats au statut d’Entreprise à Mission qui compte parmi ses adhérents de très nombreuses structures associatives.

14 ans. Passionnée de lecture et d’écriture, sa bibliothèque va lui manquer! Elle sera celle qui va nous écrire un carnet de bord bien fourni! Elle aime beaucoup pédaler, surtout tracer devant, ce qui lui doit d’attendre régulièrement son clan! 

12 ans. Un peu triste de quitter ses amies, Faustine est néanmoins très motivée de pédaler, découvrir de nouveaux endroits! Son endurance nous aidera bien dans les côtes du Guatemala.

10 ans. Le garçon de la famille. Ravi de ce nouveau projet, il se met à l’espagnol avec entrain. Il a 4h de cours de cyclisme par semaine, il sera donc dans son élément!

7 ans pendant le voyage. Etant trop jeune pour suivre le rythme de ses grands frère et soeurs, elle pédalera avec sa maman sur un tandem un peu spécial (et très encombrant!). Elle apprend très vite de nouveaux mots en espagnol et osera sûrement parler avec les autres enfants

5 ans et demi. Elle est contente de partir sans forcément se rendre compte de ce que ça implique. Elle était inquiète de ne pas savoir lire au retour sachant que ce sera son année de CP. Elle sera dans la remorque et sur une selle de cadre de son papa, ou bien sur un pino si nous arrivons à en acheter un deuxième.

2 ans et demi. Elle sera uniquement en remorque. Cela lui permettra de faire une sieste si besoin et elle sera bien protégée du soleil. Elle suivra la famille et aura la chance d’avoir ses parents H24 même si nous savons bien qu’elle ne se souviendra probablement de rien. Nous sommes cependant sûr qu’elle va s’imprégner du mouvement, de la langue et que la vie au grand air va lui faire le plus grand bien!